Les banques françaises exposées aux risques de la dette grecque

Les banques françaises sont mises sous surveillance négatives pour leurs activités en Grèce. En effet, l’agence de notation Moody’s  vient d’annoncer qu’elle mettait sous surveillance négative trois d’entre elles. Cela veut dire qu’elle va dégrader ces trois banques à cause de leur exposition au risque de la dette grecque.

Il s’agit de la BNP-Paribas, de la Société Générale et du Crédit Agricole. Une étude à également été lancée sur Dexia. Ces banques ne sont pas en difficulté, mais cet avertissement signifie qu’elles sont en risque de perdre de l’argent si la Grèce ne peut pas les rembourser et si l’on ne trouve pas des solutions. L’agence de notation n’exclut pas que la Grèce soit en défaut de paiement dans les jours qui viennent.

Où en sont les négociations ?

Elles se passent très mal. Les européens et le FMI qui sont réunis jour et nuit avec les grecs ne réussissent pas à obtenir des engagements de reformes tout simplement parce que M. Papandreou n’obtient pas de majorité pour mettre en place les plans d’austérité. Le peuple grec ne veut pas payer pour des erreurs dont il n’est pas responsable. On risque donc le défaut de paiement à la fin du mois de juin.

Deux solutions :

-Ou bien l’on fait semblant de croire que les choses vont s’arranger et on continue de prêter. Mais c’est un puits sans fond et plus personne ne le veut, surtout pas les allemands.

-Ou bien l’on négocie la restructuration, c’est à dire la prise en charge des factures et là, ça va être douloureux parce que l’endettement grecque est supporté par les états européens, par la banque centrale européenne et par les banques privées dont les banques françaises. Le risque, il est Grec. Mais le vrai risque, c’est la contagion aux autres pays endettés. Si on accepte que la Grèce ne paie pas, il faudra céder au Portugal, à l’Irlande et à l’Espagne.