Les États-Unis sortent de la crise petit à petit

212.000, c’est le nombre d’emplois crées dans le secteur privé aux États-Unis en décembre.


Pour l’économie américaine, c’est une très bonne nouvelle attendue qui marque des signes de reprise évidents. Sur l’année 2011, le secteur privé aura générer prés de 2 millions d’emplois. Tous les secteurs sont concernés : L’industrie, la mécanique, l’automobile, l’informatique, la communication et les services. Cet indicateur explique évidemment la baisse du chômage et s’ajoute aux autres marqueurs de reprise.

L’industrie redémarre, la consommation et le commerce sont repartis. Les ventes de voitures n’ont jamais été aussi nombreuses. Pour preuve, Général Motors qui était en faillite il y a trois ans est redevenu le premier constructeur. Même l’immobilier est reparti avec des mises en chantier. C’est une bonne nouvelle pour les américains qui recommencent à faire des projets, pour Barak Obama qui joue sa réélection, mais c’est aussi une bonne nouvelle pour le reste du monde et l’Europe.

Pourquoi l’économie américaine sort de la crise et pas l’Europe ?

L‘Amérique à fait ce qu’il fallait pour en sortir. La FED a littéralement inondé l’économie avec des dollars. On pourrait élever une statue à la gloire de Ben Bernanke, le président de la FED. La création monétaire aurait dépassé ces derniers mois les 12.000 milliards de dollars soit la valeur du PIB.

Il faut dire aussi que l’Amérique a fait jouer toute les variables d’ajustement : Des économies budgétaires dans l’administration, destruction d’emplois publics et beaucoup d’américains  ont morflé, la moyenne des salaires a beaucoup baissé. Donc, le redressement ne s’est pas fait par miracle. Il y a des pans de la population qui l’ont payé très cher. Ce qui n’est pas le cas en Europe où l’on a mis en place des stabilisateurs sociaux. Ce qui explique d’ailleurs la plus grande difficulté du continent européen à sortir de la crise.