Les marchés hésitent entre inquiétudes sur la Grèce et espoirs sur la croissance

Les marchés hésitaient lundi au lendemain de la victoire de François Hollande à la présidentielle française, entre inquiétudes face à la poussée des partis extrémistes en Grèce et espoirs alors que la thématique de la croissance semble redevenue une priorité en Europe.

Après avoir ouvert en nette baisse, la majorité des places financières européennes ont effacé en grande partie ou totalement leurs pertes à la mi-journée. A 13H00 (11H00 GMT), la Bourse de Paris ne cédait plus que 0,13% alors que Milan et Madrid repassait dans le vert, gagnant respectivement 0,38% et 0,47%. Seul Francfort baissait encore de 0,82%.

La monnaie unique européenne remontait nettement après avoir reculé à un plus bas en trois mois, s’échangeant à la même heure à 1,3029 dollar contre 1,3082 dollar vendredi vers 21H00 GMT. « Les marchés sont très hésitants car la Bourse de Londres est fermée ce qui crée une certaine volatilité », souligne Frédéric Rozier, gérant d’actions chez Meeschaert Gestion privée.
Pour Alain Gaudry, analyste chez Deutsche Bank « les inquiétudes sont toujours là, mais elles se portent sur la Grèce et non par sur l’arrivée des socialistes au pouvoir » en France, largement anticipée. Pour preuve, le taux d’emprunt de la France sur le marché obligataire, là où s’échangent les titres de dette déjà émis, reculait à 2,764% contre 2,818% vendredi.

Et l’agence d’évaluation financière Standard & Poor’s, qui avait retiré en janvier à la France sa note maximale « AAA », a estimé que l’élection de M. Hollande n’avait pas « d’impact immédiat » sur la note du pays ou sa perspective d’évolution.

(Avec AFP)