Les mesures anti-crise de Mario Monti

20 milliards d’euros, c’est le montant des sacrifices demandés aux italiens par Mario Monti. C’est la réponse avant l’heure aux exigences du nouveau traité préparé par Angela Meckel et Nicolas Sarkozy. Mario Monti veut mettre son pays dans le jeu de l’euro avant même qu’on ne l’y oblige.

Il n’avait pas le choix.

Pour Mario Monti, c’était ce plan ou l’insolvabilité. Ce plan ou l’humiliation de faire appel au FMI. Ce plan ou l’exclusion de la zone Euro. L’objectif immédiat est de convaincre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel de sa détermination. La trouille de Mario Monti, c’est de voir l’Italie marginalisée et de ne pas intégrer la nouvelle Europe qui se prépare.

Pour Mario Monti, le but est aussi de donner des gages à la banque centrale pour qu’elle puisse intervenir en cas de catastrophe. Il faut aussi rassurer les marchés qui commencent à y croire puisque les taux d’intérêt italiens sont retombés aux alentours de 5%. La bourse de Milan, elle, a progressé de 3%.

Ca va être dur.

Pour l’Italie ça va être dur. Tout d’abord la rigueur budgétaire. 20 milliards d’euros de réductions de déficit. Ils seront financés par des économies de fonctionnement à hauteur de 5 milliards. Les 15 milliards qui restent proviendront du relèvement de la TVA qui augmentera de 2 points à 23%. Sans  oublier le rétablissement de l’impôt foncier.

La suite du programme, rabotage de la protection sociale notamment  en repoussant l’âge de départ à la retraite à 66 ans dès 2012 pour les hommes et 2018 pour les femmes. Et puis, il faut doper la croissance. 10 milliards d’euros pour financer les infrastructures et les PME financés par le secteur privé. Pour faire passer le tout et donner l’exemple, Mario Monti abandonne son salaire de Président du conseil et de ministre de l’économie. On ne sait pas si les autres ministres en ont fait de même.

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