Les taux d’emprunt des pays européens continuent de s’envoler

8%, c’est le taux d’intérêt exigé à l’Italie. Partout en Europe, les gouvernements cherchent des solutions pour faire face à cette monter des taux.

8%, c’est le taux d’intérêt exigé aux italiens par les préteurs. C’est deux fois plus qu’il y a deux mois. L’Italie cherchait mardi 8 milliards d’Euros pour financer sa dette. La crise qui a contaminé la péninsule aura poussé dehors Berlusconi et installé au pouvoir Mario Monti qui pour l’instant n’a pas fait de miracle. Les taux d’emprunts le prouvent encore aujourd’hui. Aucun pays en Europe ne peut payer des taux d’intérêt aussi élevé. Un pays ne tient la route que si ses taux sont inferieur à son taux de croissance. Avec une croissance nulle ou presque cette route devient glissante.

Tous les pays ont besoin d’argent pour renouveler leurs financements. Rien que cette semaine, la demande globale dépassera les 16 milliards d’euros. Cet argent que l’on paie très cher sert simplement à remplacer de la vieille dette qui est arrivée à échéance et qui n’était pas chère. 2, 3, 4% maxi. C’est dire le piège dans lequel tous les pays européens sont tombés.

La solution de l’emprunt national

Certains pour s’affranchir de cette contrainte étudient la possibilité de lancer de l’emprunt national. La Belgique vient de récupérer 1 milliards auprès des belges. L’Italie voudrait faire un grand emprunt national. Elle a même mobilisé ses joueurs de foot pour en faire la pub. En France certains y pensent. Politiquement, c’est intéressant. Financièrement c’est beaucoup plus  couteux qu’un appel de fonds. Pour attirer l’épargnant, il faut lui offrir des avantages. Les grands emprunts français : Pinay, Giscard, ont coûté des fortunes à l’État donc au contribuable au moment du remboursement.

C’est la promesse au mieux d’une augmentation d’impôt, au pire d’une catastrophe. Bref, il faudra oublier. La seule solution, c’est de restaurer la confiance pour faire baisser les taux d’emprunt. C’est l’obsession des ministres de l’économie qui étaient réunis mardi soir à Bruxelles pour plancher sur des reformes de fond.