Nationaliser les banques françaises…Et puis quoi encore !

L’hypothèse de nationaliser les banques française serait à l’étude en ce moment à Bercy à la demande de l’Élysée. Même si l’idée n’est pas absurde, les banques françaises ne sont absolument pas en risque de faillite. Il faut donc arrêter de se faire peur.

Il n’y a pas urgence…

Rassurez-vous, les banques françaises ne sont absolument  pas en risque de faillite. Elles ont des réserves, elles ont des clients fidèles, elles sont solides. Il n’y a que les actionnaires qui ne sont pas fidèles. Ce qui est vrai, c’est que les banques françaises ont été fragilisées. La Grèce est en défaut de paiement, l’Italie le sera dans trois semaines : Elles vont donc être obligées de s’assoir sur un paquet de dettes. Ajoutons à cela, que leur cours de bourse s’effondre. Donc, leurs fondations se sont rétrécies mais elles sont parfaitement capables de survivre à tout cela. A l’exception peut-être, que cette perte de fonds propres va les obliger à se reconstituer des forces. D’ou les petites phrases (un peu) assassines de Christine Lagarde, quand elle dit les banques européennes « vont devoir se recapitaliser ».

Qui va recapitaliser ?

La recapitalisation, ça revient à demander aux actionnaires de remettre de l’argent. Actuellement, les actionnaires sont Gro gui. Il faudra donc se retourner vers l’Etat. Comme en 2008, l’Etat peut prêter de l’argent aux banques mais politiquement ça ne passera pas. Le pouvoir aura tout intérêt à nationaliser les banques et dire à l’opinion que l’Etat se doit de reprendre les choses en main. Exactement comme l’avait fait Gordon Braun  en 2008.

Pourtant on dit que l’état n’a plus d’argent…

L’état n’a pas besoin d’argent. Il achètera à un niveau symbolique une, deux ou trois banques cotées. Elles ne valent plus rien en bourse. Les actionnaires sont ruinés, mais le fonctionnement des banques serait garanti et l’opinion publique qui n’aime pas les banques  ne ferait aucune objection. Ça flaire bon l’opération politique efficace pour un candidat à qui on a reproché parfois la complaisance avec les milieux financiers…