Portugal, Grèce…La France est-elle à l’abri ?

Par Audrey Mangin,

Quelques jours après que Moody’s ait abaissé la note du Portugal, les principaux responsables économiques de l’UE se réunissaient lundi à Bruxelles, pour coordonner le deuxième plan d’aide à la Grèce. Les risques de contagion ne cessent d’augmenter. La France est-elle en position de risque ?

Malgré une dette publique qui s’élève à 81,7% du PIB, proche de celle du Portugal (93%) mais pas aussi catastrophique que celle de la Grèce (142,8%), la France est la cinquième puissance mondiale.

Leader dans de nombreux domaines comme l’automobile, l’aéronautique, l’aérospatiale, le nucléaire civil et le luxe, nos marques occupent les premières places sur leurs marchés : Aréva, Danone LVMH, l’Oréal…

Du côté des finances :

La France possède une certaine solidité de son système bancaire notamment avec les 12e, 36e et 41e places mondiales qui sont des banques françaises : la BNP Paribas, la Société Générale et le Crédit Agricole.

Petit bémol :

Depuis 2004, l’Hexagone connait un déficit de sa balance commerciale qui s’est encore creusée en mai dernier, s’élevant à 7,4 milliards d’euros. Ce déficit s’explique par le fait que les exportations sont quasi-atones alors que la facture énergétique accroît les importations.

En politique, la cohésion interne lui permet :

– D’avoir une efficacité étatique, une stabilité politique et une certaine cohésion sociale, contrairement au Portugal et à la Grèce qui essuient des changements de gouvernement pour l’un et de nombreuses grèves pour l’autre

– De contribuer sur l’ordre mondial, grâce à sa présence diplomatique, sa présence à l’étranger, ses alliés et sa participation aux organismes internationaux comme l’ONU, l’OTAN, l’OMC, FMI…Ajoutons à cela une puissance militaire majeure.

Enfin, les marchés ne leur accordent pas la même confiance que pour la France.Qui plus est les agences de notation considèrent les investissements de la France – tout comme l’Allemagne et le Royaume-Uni – comme les plus sûrs. En d’autres termes, malgré le risque de contagion qui plane au-dessus de l’UE, la France a encore de beaux jours devant elle.