Pourquoi Berlusconi fait grimper la dette italienne

La dette de l’Italie dépasse les 1874 milliards d’euros. Un coût en partie liée à la présence de Berlusconi au pouvoir.

1874 milliards d’euros, c’est le montant de l’endettement de l’Italie. C’est le chiffre qui a fait peur à tout le monde durant le G20 de Cannes et qui va obliger l’Italie à redresser ses comptes. Ça lui vaut aujourd’hui d’être mis sous surveillance par le FMI et l’UE. L’Italie a des difficultés à trouver des financements. Les taux d’intérêt qui lui sont imposés dépassent les 6%. C’est deux fois plus qu’en France et trois fois plus que l’Allemagne. Plus grave, la spéculation pourrait très bien s’abattre sur le pays. Et cette fois, personne en Europe n’aurait les moyens de la sauver d’une débâcle.

Le vrai problème ce n’est pas la dette.

Les agences de notations qui ont dégradé l’Italie à ce point ne l’ont pas fait à cause de sa dette. La dette italienne est lourde mais supportable parce qu’elle ne s’accroit pas. La situation économique est même bonne, l’Italie a de très belles entreprises exportatrices. Ce qui plombe l’Italie c’est la crédibilité de Sylvio Berlusconi. Le première ministre avec ses frasques n’a plus aucun crédit au niveau international.

L’homme qui vaut 40 milliards.

C’est donc lui qui est visé. Il n’inspire plus confiance et ne tient aucune de ses promesses. La meilleure preuve, c’est que les financiers nous expliquent aujourd’hui qu’un homme comme Mario Monti  permettrait à l’Italie de gagner 40 milliards d’euros. Comment ? Il suffirait qu’il s’installe à la place de Sylvio Berlusconi. La confiance serait restaurée et ferait baisser les taux d’intérêt. De fait la dette perdrait automatiquement 40 milliards. Mario Monti est un universitaire intègre qui a été longtemps à la commission européenne. Il bénéficie de la confiance des italiens et de l’international.

Le problème n’est donc pas économique mais politique.