Pourquoi, Comment…l’Egypte pourra échapper à la crise

Pour échapper à la révolte sociale et politique, l’Egypte a tout misé sur la croissance.Après la Tunisie, l’Algérie…l’Egypte… C’est le pronostic le plus souvent avancé par les experts pour illustrer un phénomène de contagion qui parait inéluctable. Les mêmes causes produisant les mêmes effets. Des chefs d’Etat vieillissants, des entourages corrompus, de la démographie galopante, des libertés individuelles surveillées ou bridées et des classes moyennes fatiguées de travailler sans partager une parcelle de pouvoir.Le phénomène de contagion est inscrit dans l’équation de ces pays émergents dont les dirigeants ont simplement oublié que la liberté économique engendrait une demande de démocratie.Tous les observateurs de l’Egypte lui prédisent un avenir identique à celui de la Tunisie. Il suffirait d’une étincelle…Sauf que l’Egypte a tout misé sur la croissance. Le pays est l’un des seuls pays au monde, avec la Chine et l’Inde à avoir échappé à la récession en 2009.Après cinq années de croissance forte (8%), l’activité s’est certes, un peu tassée faute de débouchés suffisants. Mais la croissance n’est jamais descendue sous les 5,3 % comme la Chine. Et comme la Chine, elle retrouve son régime de croisière à 8%.Cette croissance est considérable. Elle entraine un doublement des richesses produites à 6 ans. Le problème c’est qu’elle est très inégalement repartie et qu’en plus, elle dépend en partie de l’étranger. Le tourisme restera la première activité industrielle de l’Egypte qui a su merveilleusement exploité les vestiges de son histoire fabuleuse. Sans parler de sa géographie, du Nil, du désert et de la mer.Les autorités Égyptienne comptent sur une augmentation de chiffres d’affaires du tourisme de 17%, réalisé en 2010 et reproductible disent-ils en 2011. Ce n’est pas gagné mais pas impossible.La deuxième activité est celle du canal de Suez dont le trafic dépend de l’industrie pétrolière, laquelle dépend de la croissance en Occident. Si ça repart en Europe, ça repartira très vite sur le canal de Suez…Là encore, ça n’est pas gagné mais c’est jouable.

Pour échapper à la révolte sociale et politique, l’Egypte a tout misé sur la croissance.
Après la Tunisie, l’Algérie…l’Egypte… C’est le pronostic le plus souvent avancé par les experts pour illustrer un phénomène de contagion qui parait inéluctable. Les mêmes causes produisant les mêmes effets. Des chefs d’Etat vieillissants, des entourages corrompus, de la démographie galopante, des libertés individuelles surveillées ou bridées et des classes moyennes fatiguées de travailler sans partager une parcelle de pouvoir.
Le phénomène de contagion est inscrit dans l’équation de ces pays émergents dont les dirigeants ont simplement oublié que la liberté économique engendrait une demande de démocratie.
Tous les observateurs de l’Egypte lui prédisent un avenir identique à celui de la Tunisie. Il suffirait d’une étincelle…Sauf que l’Egypte a tout misé sur la croissance. Le pays est l’un des seuls pays au monde, avec la Chine et l’Inde à avoir échappé à la récession en 2009.
Après cinq années de croissance forte (8%), l’activité s’est certes, un peu tassée faute de débouchés suffisants. Mais la croissance n’est jamais descendue sous les 5,3 % comme la Chine. Et comme la Chine, elle retrouve son régime de croisière à 8%.
Cette croissance est considérable. Elle entraine un doublement des richesses produites à 6 ans. Le problème c’est qu’elle est très inégalement repartie et qu’en plus, elle dépend en partie de l’étranger. Le tourisme restera la première activité industrielle de l’Egypte qui a su merveilleusement exploité les vestiges de son histoire fabuleuse. Sans parler de sa géographie, du Nil, du désert et de la mer.
Les autorités Égyptienne comptent sur une augmentation de chiffres d’affaires du tourisme de 17%, réalisé en 2010 et reproductible disent-ils en 2011. Ce n’est pas gagné mais pas impossible.
La deuxième activité est celle du canal de Suez dont le trafic dépend de l’industrie pétrolière, laquelle dépend de la croissance en Occident. Si ça repart en Europe, ça repartira très vite sur le canal de Suez…Là encore, ça n’est pas gagné mais c’est jouable.

Le 1er point faible de l’Egypte est politique. Les élections législatives de décembre 2010 ont marqué une forte reprise en main de la sphère publique.

Le 2ème point faible est social. La bonne tenue de l’économie ne s’est pas traduite par un progrès social partagé. Aujourd’hui, 40 % de la population vit en dessous du seuil de pauvreté.