Pourquoi l’automobile française tombe en panne

Les suppressions de poste chez PSA, confirment les mauvais chiffres de la production automobile en France.

PSA a annoncé mardi des plans sociaux prévoyant la suppression de 5000 postes en 2012. Une décision qui n’a rien de surprenante. Et oui, à chaque fois qu’il y a un trou d’air, l’automobile française tombe en panne et doit immédiatement réduire ses cadences de production. Donc alléger ses effectifs.

Quelques chiffres.

Les chiffres des immatriculations en octobre sont parlants. Certes, Renault tient la route et gagne 5% mais Peugeot dérape et perd 3%. Citroën, l’autre marque de PSA va dans le mur et chute de 6%. Notons que Volkswagen continue de progresser sur le marché français et gagne +5%. Côté part de marché, le groupe Renault est en nette hausse et attend 29,4 %. Surtout, Renault réduit l’écart avec PSA qui détient 31,1% du marché français. Cependant, l’essentiel de cette progression se fait grâce à Dacia sa filiale low-cost. Enfin, les marques étrangères détiennent 40% du marché de l’hexagone. Près de la moitié est tenue principalement par les voitures allemandes.

Pourquoi cette situation ?

Parce que sur des marchés matures et saturés comme le nôtre, on propose principalement des petites voitures. Beaucoup d’entre elles, sont fabriquées à l’étranger parce que nos coûts de production sont trop importants. Ces bas et moyennes gammes ne permettent pas de dégager les marges pour financer des innovations. Les Allemands eux, font tout l’inverse. Ils ont investi le marché du haut de gamme avec des marges qui permettent d’innover et de renouveler les offres. Résultat, ils se développent et créent des emplois. Volkswagen vient d’annoncer qu’il créait 50.000 emplois. Certes, beaucoup aux États-Unis et au Brésil mais un tiers en Allemagne.  C’est toujours mieux que d’en supprimer 5000 comme s’apprête à le faire PSA.