Pouvoir d’achat, on va encore nous raconter des histoires

L’amélioration du pouvoir d’achat va devenir le thème central de la préoccupation des français. Un peu de pédagogie s’impose…

Le pouvoir d’achat c’est quoi ?

C’est la capacité que nous avons à dépenser de l’argent pour vivre.

Ce pouvoir d’achat dépend de quoi ?

Il dépend de l’argent que nous gagnons et il dépend de l’évolution des prix.

Depuis dix ans, les salaires ont très peu augmenté, parce qu’il y a eu les 35 heures. Mais aussi, parce que les entreprises ont été très dures, et parce que le chômage a fait pression. Les salaires n’ont pas augmenté mais les prix n’ont globalement pas augmenté, certains prix oui, lors du passage à l’euro, mais l’arrivée des productions chinoises a tiré les prix vers le bas. Donc pendant dix ans on s’en sortait.

Mais depuis la crise il y a trois ans, les salariés sont coincés. Les salaires n’ont pas bougés et avec la remontée du chômage et ces prix qui grimpent (carburants, alimentaire) leur pouvoir d’achat à tendance à baisser.

Qu’est ce que le gouvernement peut faire ?

En pratique, il ne peut pas faire grand-chose. Il va donc s’agiter et essayer de jouer sur tous les tableaux.

Trois pistes :

1) Il ne peut pas augmenter les salaires, mais il peut faire augmenter les revenus. Il peut exiger des entreprises qu’elles distribuent des primes d’intéressement. François Baroin a parlé d’une prime de 1000 euros. Le gouvernement peut aussi donner un coup de pouce aux retraites.

2) Il peut peser sur les prix, bloquer le tarif du gaz et de l’électricité, freiner la hausse des carburants, taper sur les doigts des distributeurs.

3) Il va essayer de jouer sur l’environnement. C’est le métier de Mme Lagarde qui  parle de la situation économique en disant que la France est bien gérée, qu’elle fait des efforts de rigueur, d’économie. Elle a beaucoup de talent. Ce discours crédible restaure la confiance et diminue les risques. Donc, ça freine les taux d’intérêt et ça contribue à la stabilité de l’Euro fort. Ce phonème là, modère le prix des crédits et diminue les prix des produits importés. Mais il y a très peu de marge, on est dans la pure politique. Ajoutons enfin, que l’opposition n’a pas plus de recettes que la majorité actuelle et que les syndicats savent qu’il n’y a pas de grains à moudre.