Près de 20% des Français refusent la vaccination et le pass sanitaire mais savent-ils qu’ils sont manipulés pour mettre la vie des autres en danger ?

Les Français qui refusent la vaccination sont ceux qui en auraient le plus besoin et cette situation n’émeut ni la gauche, ni les syndicats qui, pourtant, devraient eux aussi se sentir responsables, puisqu‘ils ne proposent aucune solution alternative.

La part non négligeable des Français qui refusent la vaccination inquiète sérieusement le gouvernement, parce qu’elle menace la capacité de passer à l’immunité et peut nous empêcher de se débarrasser du virus et de ses variants. Mais l‘agitation des anti-vacs peut aussi agréger la grogne et la rogne de beaucoup d’opposants radicaux, extrémistes ou gilets jaunes. A la crise sanitaire s’ajoute le risque de laisser germer une crise politique et sociale qui hypothèquerait les chances d’éviter une dégradation de la situation économique.

La responsabilité de l’exécutif dans la gestion de cette crise a été, certes, dénoncée depuis le l’arrivée du virus, mais il faut reconnaître qu’il n’y avait guère de solutions miracles sur lesquelles s’appuyer. D’ailleurs, peu de gouvernements dans le monde ont trouvé des solutions plus efficaces. Y compris dans le déroulement de la campagne vaccinale.

Il fallait trouver les vaccins, les mettre en production et organiser la logistique. Dans aucun pays, ça n’a été facile et rapide.

Mais ce que l’on constate, c’est que partout dans le monde, on considère aujourd’hui que la seule solution pour s’en sortir est de passer par la vaccination la plus large possible et en attendant, d’accepter le testing, le traçage et l’isolement des cas contaminés ou des cas contacts. Le problème, c’est que cette stratégie doit être développée très vite, plus vite que le virus qui se propage, mais les opinions publiques ne sont pas unanimes pour l’accepter.

En France, les experts considèrent que près de 20% des Français sont opposés à la vaccination et au pass sanitaire. D‘où le bras de fer qui se prépare entre le gouvernement et les opposants, qui se battent contre une obligation généralisée, ce que le gouvernement se refuse à installer à l’heure actuelle, mais ne pourra éviter si la situation sanitaire l’exige à la rentrée.

Un sondage récent, réalisé pour les Échos, indique que 16% des Français refusent les vaccins. Beaucoup de ces Français appartiennent à des catégories sociales parmi les plus défavorisées, personnes en quête d’emplois ou de formation, habitants des banlieues difficiles ou de zones qui ont été les plus touchées par le Covid 19.

Sans caricaturer la situation, chacun sait que les habitants du 16ème arrondissement sont dix fois plus nombreux à être vaccinés que les habitants de la Seine St Denis. Chacun sait aussi que le Covid a fait plus de dégâts dans les zones difficiles, car plus densément peuplées.

Très normalement, les partis politiques de gauche, dont la composante sociale est quand même dans leur ADN et constitue l'essentiel de son programme, son discours, et ses promesses, ont pour mission de protéger d'abord les personnes fragiles socialement, ou à risque.  Très logiquement, tous les responsables politiques de gauche devraient donc être les premiers à réclamer des vaccins pour tout le monde, ils devraient être les plus dynamiques à faire la pédagogie du vaccin et même, à fournir les militants bénévoles pour aider à la vaccination, plutôt que se mettre en travers.

Très logiquement, ils devraient réclamer de leurs partisans la vaccination des jeunes et des étudiants, des enseignants comme de toutes les personnes en contact avec le public.

Les syndicats, eux-mêmes, devraient être hyper actifs pour réclamer la mise en place de centres de vaccination dans les entreprises, des tests et du tracage. Sur tous ces points, les chefs d’entreprises seront à leur côté parce que c’est l’intérêt de tout le monde.

Sauf qu’on a des syndicats, comme la CGT de la SNCF, qui s’opposent à la vaccination des personnels, et même à la vérification des QR codes qui viendront attester que le client voyageur est indemne. Cette position radicale est incompréhensible et irresponsable. La CGT est assez violente et radicale, SUD également. La CFDT n’est pas sur la même ligne mais elle reste discrète.

Quant aux formations politiques extrémistes et radicales, extrémistes de droite comme de gauche, la France insoumise par exemple, ils essaient de se refaire une clientèle mais ils font courir un vrai risque au personnel des entreprises, et à l’ensemble des populations.

La mission des partis politiques ou des syndicats est, quoi qu’on dise, de défendre ceux qui leur font confiance, de les protéger.

En manifestant dans les rues de Paris ou des grandes métropoles, tous ceux qui protestent contre la vaccination se mettent en danger d’être infectés par le virus, ils mettent en danger les personnes à risques et le reste de la population. Ils sont responsables et coupables d’une situation qui peut être compliquée. Irresponsable, invraisemblable, ou alors complètement cynique puisque si on réussit à éteindre cette épidémie, tout le monde en profitera grâce aux efforts faits par le plus grand nombre. Tous les rebelles aux protocoles de santé qu’ils auront combattus en profiteront aussi.

Tous les discours politiques, idéologiques ou partisans sont écoutables et respectables, à condition qu’ils ne mettent pas la vie des autres en danger, ce qui se passe actuellement.