Présidentielle : Le déni de la crise en toile de fond

Les marchés retrouvent un semblant de calme depuis mercredi. Il faut dire que tout le monde en Europe est monté au créneau pour calmer le jeu.

Tout d’abord, il y a eu les Allemands ce qui est très rare, mais aussi les français par la voie de Valérie Pécresse. Ils ont salué les efforts de redressement fait dans tous les pays européens. La fièvre est donc retombée mais pas parce que les marchés pensent que tout va bien. Au contraire, ils pensent que tout va mal mais que les grands pays, l’Allemagne par exemple, vont tout faire pour éviter une nouvelle catastrophe.

Les milieux  d’affaires français eux, commencent à s’énerver contre les deux principaux candidats à la présidentielle. Comme les observateurs étrangers, les grands patrons français accusent les politiques de déni. Rien sur la crise et la nécessite de couper les dépenses publiques. Rien non plus sur l’organisation de  l’Europe avec une gouvernance fédérale. Ils attendent donc le deuxième tour avec impatience. Ce deuxième tour devrait confronter deux politiques possibles et même deux idéologies. Mélenchon d’un côté et Bayrou de l’autre n’apporteront pas seulement des voix mais surtout des idées.