La prime de 1000 euros annoncée en grande pompe par le gouvernement fait des mécontents. Sur le terrain, on est bien loin d’une telle somme.


La prime sur les dividendes a été lancée à grand renfort de spectacle en début d’année pour renforcer le pouvoir d’achat. Il s’agit de verser 1000 euros, en moyenne, à chaque salarié dans les entreprises dont les dividendes des actionnaires augmentent  par rapport à la moyenne des dividendes des deux dernières années. Dans chaque entreprise, des négociations ont lieu. Elles prendront fin au 31 octobre et les premiers résultats paraissent très décevants.

Les syndicats parlent de miettes.

Et pour cause, la prime distribuée se situe plutôt entre 250 et 700 Euros. On est loin des 1000 euros promis par le gouvernement. Chez Schneider Electric et chez ST Micro, on versera 150 euros. Evidemment, ça grogne. Chez Groupama, on donne 110 euros. Les syndicats ne signent pas. Enfin, chez Sanofi, les 600 euros annoncés ne passent pas non plus. Toutes les entreprises ont des arguments pour expliquer la réalité de leur proposition. Elles parlent de la conjoncture qui s’annonce orageuse. Mais les syndicats, eux, renvoient aux primes d’intéressements touchées par les dirigeants qui sont plutôt au beau fixe. Quant aux salariés, ils se souviennent de ce qu’ils avaient pris pour une promesse. Résultat, c’est la prime qui déprime. Il n’est pas sûr que l’initiative améliore de climat social.