Prix de l’essence : l’impossible équation

124 dollars, c’est le prix du baril de pétrole Brent.

Un plus haut de l’année qui risque d’envoyer rapidement le prix de l’essence à 2 euros le litre. D’où la grogne dans les milieux politiques. François Hollande suggère de bloquer les prix, Nicolas Sarkozy  considère que c’est une idée stupide.

Qui dit vrai ?

La vérité est ailleurs. Le pétrole va coûter toujours plus cher parce qu’il est rare et que la demande s’accroit. Si on tape dans les bénéfices des compagnies, on tue la recherche et l’innovation. Mais si on baisse les taxes sur l’essence on creuse le déficit public.

On fait quoi ?

On explique qu’il y a des secteurs entiers qui profitent de la hausse des prix du pétrole : les industries pétrolières, la pétrochimie, les activités minières, les énergies alternatives qui vont devenir compétitives, l’électronique, l’industrie du logiciel qui permet de gagner en productivité et puis tout le secteur financier. Tous ces secteurs génèrent une croissance beaucoup plus importante que l‘augmentation du prix du pétrole. En revanche, il y a des secteurs qui souffrent, tous ceux qui sont liées à la grande consommation, parce que les revenus sont amputés : les biens alimentaires, l’automobile, le secteur pharmaceutique, le logement. En clair, c’est le consommateur qui trinque à court terme et comme le consommateur est aussi électeur, on essaie de le caresser dans le sens du poil.