Proposition 1 : Mise en place d’un contrat de travail unique à droits progressifs

Interview de Sophie de Menthon, présidente du Mouvement Ethic.

Interview de Sophie de Menthon, présidente du Mouvement Ethic.

Pourquoi cette proposition, à partir de quel constat ?
Nous pensons chez Éthic que ce qui est contractuel est le plus égalitaire entre le salarié et l’entreprise. C’est, de loin, la meilleure solution. Pourquoi a-t-on, en France, le même contrat de travail entre un ouvrier à la chaîne et un professeur d’université ? Il faut respecter les hommes et donc leur donner des contrats adaptés. Le réflexe CDI/CDD, la peur de la flexibilité… C’est exactement le contraire de ce qu’il faut faire. Il faut protéger les personnes et pas les emplois !

Quelles seraient les caractéristiques de ce contrat de travail unique ?
Ce contrat de droit privé consiste à voir une base unique qui serait complétée par la branche ou l’entreprise, si elle assez grosse, afin qu’il soit adapté au besoin de l’employeur. On doit pouvoir définir les temps de travail, les facilités d’interruptions… Le CDI est quelque chose de très bien mais il faut pouvoir y mettre fin plus facilement parce que le coût et la difficulté de licencier sont un frein à l’embauche. Croire que l’on va scotcher les salariés à leur entreprise et que cela va les sauver est une erreur fondamentale.

Le salarié ne va-t-il pas perdre en sécurité ?
Pour créer de l’emploi, il faut supprimer la peur de recruter. Je veux bien que le salarié ait peur d’être licencié mais on voit bien aussi que les entreprises recrutent de moins en moins. Que ce soient les stages ou des renouvellements sans fin de périodes d’essais, les patrons utilisent en ce moment tous les dérivatifs pour ne pas créer d’emplois parce que se séparer d’un salarié quand ça va mal est très compliqué. Il faut bien comprendre que, dans une période de crise, un contrat de plus en plus sécuritaire pour le salarié ce n’est pas possible.

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