PSA : L’Etat apportera des garanties s’il y a une réduction du plan social

L’Etat va apporter des garanties de 5 à 7 milliards d’euros à la Banque PSA Finance en contrepartie d’une baisse du plan social du constructeur. De même, le gouvernement a obtenu qu’un représentant des salariés et un administrateur «indépendant» en «lien avec l’Etat» siègent au conseil de surveillance du groupe français. Ainsi, tout deux pourront donner leur avis sur le choix des affections des sites de construction des véhicules et sur les alliances stratégiques du groupe. Une dégradation de ses notes par les trois grandes agences de notation, met la filiale de PSA Peugeot Citroën, spécialisée dans le crédit automobile, en péril. Le gouvernement avait annoncé la semaine dernière qu’il étudiait une forme de soutien public à BPF dont le modèle de financement repose uniquement sur des emprunts bancaires ou sur les marchés. Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, a évoqué la nécessité de reformater le plan de suppression de 8 000 emplois, qui prévoit la fermeture du site d’Aulnay-sous-Bois en 2014. Selon lui, «l’objectif doit être zéro salarié PSA à Pôle Emploi». PSA Citroën présentera demain son chiffre d’affaires pour le troisième trimestre et participera jeudi à une réunion tripartite avec le ministre, des élus locaux et des syndicalistes.