Rencontre Angela Merkel/François Hollande : Ce qu’ils vont se dire

Mardi après la passation, François Hollande s’envolera à Berlin pour un tête-à -tête très attendu avec Angela Merkel.

Les deux dirigeants vont tout faire pour que le clash n’est pas lieu. Les positions  sont pourtant très divergentes entre Angela Merkel qui défend des principes de retour à l’équilibre budgétaire et François Hollande qui a pris des engagements politiques sur la nécessité de relancer la croissance.

Quels compromis possibles ?

On le sait, l’Allemagne ne transigera pas sur le retour à l’équilibre budgétaire mais peut très bien accepter un calendrier plus souple, tous les pays ne sont pas capables de marcher au même rythme. En France, François Hollande s’est engagé à revenir dans les clous en 2013. C’est trop ambitieux, on peut se donner au moins deux ou trois ans de plus. Mardi soir, la France et l’Allemagne pourront aussi tomber d’accord sur un programme de grands investissements en Europe. On parle depuis quelques jours de 200 milliards d’euros apportés par la BEI et les fonds structurels. François Hollande pourra ainsi annoncer qu’on lui a donné raison et Angela Merkel pourra se targuer de ne pas avoir fait d’endettement supplémentaire. D’autant plus que la Chancelière Allemande acceptera sans doute le projet de taxe financière et un coup de pouce sur les salaires. Un peu d’inflation, ça fera du bien à tout le monde.

Cela va-t-il ramener la croissance en Europe ?

Les remèdes miracles n’existent pas. Ce ne sont pas 200 milliards d’euros qui vont bouleverser la donne. La seule solution, c’est de restaurer la confiance. Cette confiance permet de faire baisser les taux d’intérêt et de rassurer les investisseurs. La confiance ne reviendra qu’à une condition : une gouvernance politique de l’Europe qui impose le respect des disciplines budgétaires et qui organise un début de fédéralisme. C’est-à-dire  une mutualisation des dettes. On en est très loin, actuellement on achète du temps et ça nous coûte cher.