Rencontre Sarko-Merkel : Une piqûre de rappel pour les marchés

L’édito de Jean-Marc Sylvestre. Cette première rencontre de l’année entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel n’a pas débouché sur des décisions fracassantes. A quoi sert ce type de rencontre ?


On ne peut pas dire qu’il manque à l’Europe une gouvernance commune et persifler sur l’inutilité des rencontres entre chefs d’État. Ce type de rencontre, et il va y en avoir de plus en plus souvent, sert à fabriquer le gouvernement de l’Europe. L’Europe n’est pas sortie de la crise. Elle est encore aujourd’hui l’objet de tensions extrêmes. Les états ne trouvent pas leurs financement ou bien à des prix prohibitifs.


Le nerf de la guerre

En Europe, les taux d’emprunts vont de 1,18 % en Allemagne à 31,6% en Grèce. En Amérique du nord, les taux sont à  1,88%, en Asie aux alentours de 1%. Le taux d’intérêt, c’est le nerf de la guerre et c’est une question de confiance. Plus les marchés ont confiance, moins les taux sont élevés. Les deux chefs d’État et de gouvernement ont voulu tout simplement faire une piqure de rappel sur les facteurs de confiance avec un message très simple :

D’une part que la France et l’Allemagne sont complètement solidaires. C’est le noyau dur de l’Europe. D’autre part que les engagements pris seront tenus : La réforme de l’Europe, la discipline budgétaire, la règle d’or, le gouvernement et le nouveau mode de décision. Tout cela doit se mettre en place au 1er mars. Enfin, les organismes seront en place. Le FESF sera en ordre de marche en juillet et en attendant les deux pays sont désormais d’accord pour que la BCE fasse marcher le système. Il n’y a plus de divergence. La BCE a ouvert les robinets tout le monde le sait.

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