Sarko n’ose pas supprimer l’ISF

Nicolas Sarkozy a tranché. On ne supprime pas l’ISF, on l’allège…Les détails :

Sans surprise, le film de la reforme de l’ISF va pourvoir sortir en salle. Nicolas Sarkozy a tranché, il ne supprimera pas l’ISF. François Baroin va porter la décision en expliquant que la majorité a été écoutée. Chacun est dans son rôle.

1er point, le bouclier fiscal qui ne plaisait qu’aux très riches est abrogé. Fini les chèques de remboursement, Mme Bettencourt.

2eme point, le seuil d’entrée est relevé de 800 000 à 1,3 millions d’euros. 300 000 contribuables seront exonérés.

3eme point, deux taux d’impositions : 0,25% entre 1,3  et 3 millions, puis 0,5% au delà de 3 millions. Les classes moyennes sont épargnées et les très riches vont payer un peu moins.

Combien ça coûte et comment on compense ?

Ca va couter environ 900 millions d’euro à l’État, 300 millions pour l’exonération et 600 millions pour l’allégement du barème. François Baroin, n’envisage pas pour l’instant de toucher ni à l’assurance vie, ni à l’impôt sur le revenu. Il explore trois pistes :

-une augmentation des droits de succession, de donation.

-une « exit taxe » pour les exilés fiscaux.

Est-ce une réforme politique ?

Complètement politique. Le bouclier fiscal faisait tâche alors on le gomme. Les nouveaux riches et les seniors qui avaient des maisons à l’Ile de Ré vont être content ! Et sur le principe, on garde l’ISF ce qui empêche la gauche de grogner.

Plus on va approcher de l’élection présidentielle, plus on va faire de la politique. Autre exemple, on va essayer d’interdire l’exploitation de schistes bitumineux alors qu’il y a la une source de gaz. C’est aberrant mais c’est politique.

Un autre détail, le FMI vient de déclarer que l’approche des élections présidentielles en France va rendre difficile la lutte contre les déficits publics difficile. Le FMI découvre la démagogie électorale, quel scoop ! Ah vraiment, heureusement que le FMI existe…