Sarkozy à New-York…et le bal des faux-cul !

Par Jean-Marc Sylvestre

Combien ? Mais combien la banque brésilienne BTP Actual a-t-elle déboursé pour que Nicolas Sarkozy parle devant ces fameux investisseurs… ?! C’est l’obsession, depuis hier, des grands médias. Ils n’ont parlé que de cela. D’ailleurs, bravo au Petit Journal pour avoir taclé les confrères hier soir (même si en sortant le numéro de suivisme des télés françaises, il ne fait qu’en rajouter). Bref, revenons au fond des choses avec trois points très simples.

Le premier, c’est que Nicolas Sarkozy  a quitté la Présidence de la République et qu’il a envie de retravailler. C’est quand même son droit. Qu’est ce que c’est que cette polémique ! Que ne dirait-on pas s’il s’était accroché à la politique ? La page est tournée. Des grandes entreprises internationales, des banques, lui proposent d’intervenir pour apporter son témoignage et son expertise. Mais si elles le font, c’est qu’elles considèrent qu’il apporte de la valeur. Second point, faut-il condamner les anciens responsables à l’inactivité sous le prétexte qu’ils ont eu des responsabilités ? Et pourquoi s’arrêter aux anciens chefs d’État ? A ce moment là, il faudrait aussi interdire aux anciens patrons d’entreprises de poursuivre une carrière de consultant. Tout le monde n’a pas la chance d’être fonctionnaire et de pouvoir se recaser dans l’administration.

Troisième point, le prix de la prestation. Les chiffres les plus divers circulent. Sarkozy aurait été payé 70.000 euros pour les uns, 100.000 euros pour d’autres… Les plus malins rappellent que Bill Clinton  ou Tony Blair sont payés plus chers : sous entendu, eux ils sont meilleurs. Du coup,  le procès devient carrément pervers parce que d’un côté, on reproche à Sarkozy de faire du fric et de l’autre on le tacle en suggérant qu’il n’en fait pas assez ! Enfin, les plus culotés justifient prix inférieur parce qu’il ne parle pas correctement l’anglais. Et les journalistes ils parlent anglais ? Il faut les entendre les français dans les conférences de presse internationales…

La réalité telle qu’on ne veut pas la voir c’est que le prix de la prestation est fixé par le marché. Si une banque paye cher  tel ou tel conférencier, c’est qu’elle estime qu’il vaut le prix qu’on lui donne. Et si on donne beaucoup d’argent à Nicolas Sarkozy pour son expertise et son analyse, c’est que cette expertise sera utile à ceux qui la paient.