Sarkozy et le nucléaire : Un choix politique et…économique

L’édito de Jean-Marc Sylvestre. Plaidoyer de  Nicolas Sarkozy en faveur de l’industrie nucléaire, vendredi au Tricastin. Un choix qui s’appuie sur une stratégie économique forte.

Vendredi au Tricastin, le président de la République y est allé très fort, mais il faut dire que le dossier économique de l’industrie nucléaire est solide.

Moteur de croissance et d’emplois.

La filière nucléaire avec principalement le couple EDF-Areva c’est au total, 450 entreprises, 410.000 emplois, 4% de l’emploi industriel et au total 33 Milliards de valeur ajoutée. Il n’y a pas de secteurs plus lourds. C’est un facteur de compétitivité difficile a remplacer. L’électricité nucléaire coûte en moyenne 30% moins chère que l’électricité fabriquée avec du pétrole ou du gaz avec en plus la pollution en moins. 30%de moins pour les familles ou pour les entreprises, c’est un avantage considérable. Les allemands commencent à s’en apercevoir. Cette compétitivité là, nous permet de conquérir les marchés. On peut être leaders en Europe en énergie électrique.

Ce qui coute cher dans l’énergie, ce sont les capacités de production capable de répondre aux périodes de pointe. L’énergie ne se stock pas. Les centrales marchent que la lumière soit allumée ou pas. La chance des pays européens  c’est de ne pas avoir les mêmes périodes de pointe. En Allemagne et en Europe du Nord, le prime time est à 18h, en France il est à 20h, en Espagne et en Italie, les consommations démarrent à 22h. Le parc de centrales françaises est le seul capable de répondre à ces différentes pointes de consommation, c est d’ailleurs EDF qui répartit l’énergie partout en Europe.

Une garantie d’indépendance.

L’énergie nucléaire couvre 78% de la production d’électricité. Le seul bémol c’est que nous dépendons des approvisionnements en uranium. C’est aussi un moyen de conquête parce que la France ne vend pas seulement de l’énergie, mais aussi des centrales. Alors on pourrait certes sortir du nucléaire comme les allemands mais si les allemands ne produisent plus, ils seront bien obligés d’acheter de l’énergie et ils achèteront quoi ? De l’énergie nucléaire. En France comme en Allemagne le choix est purement politique parce qu’économiquement il n’y a pas de débat.