Sarkozy présente le chiffrage de son projet

Nicolas Sarkozy a présenté jeudi le chiffrage détaillé de son projet pour un prochain quinquennat, se fixant pour objectif « absolument impératif » un retour à l’équilibre des finances publiques en 2016.

Le président-candidat a promis, s’il est réélu, de faire « voter dès l’été 2012 » la règle d’or, consistant à ce « qu’un gouvernement, pour les cinq ans d’une législature, s’engage vers l’équilibre des comptes ». Pour tenir cet objectif, 115 milliards d’euros d’efforts sont nécessaires, a expliqué Nicolas Sarkozy. Sur cette somme, 32 milliards d’impôts sont déjà votés et 39 milliards d’économies sur les dépenses publiques sont déjà sécurisées.

Reste donc 44 milliards, auxquels s’ajoutent 9,5 milliards issus des propositions de campagne, soit 53,5 milliards d’euros à trouver. Les trois quarts devront être comblés par « la réduction des dépenses publiques » -soit 40 milliards d’économies-, le quart restant -soit 13,5 milliards- par de nouvelles recettes, selon le document fourni par l’équipe de campagne de Nicolas Sarkozy. « L’Etat ne sera pas seul à contribuer », a souligné le président-candidat, expliquant que l’augmentation des dépenses de l’assurance maladie sera plafonnée à 2,5% par an. Quant aux collectivités locales, elles seront largement « mises à contribution », a-t-il insisté.

La France demandera aussi à ce que sa contribution au budget de l’Union européenne soit gelé, afin d’économiser 3 milliards d’euros, a annoncé le président-candidat. En ce qui concerne les recettes supplémentaires à trouver, à hauteur de 13,5 milliards, elles se décomposent en huit grands pôles: la suppression de la prime pour l’emploi (2,5 milliards), l’augmentation de la fiscalité sur les dividendes (1,5 milliard), l’imposition minimale sur les grandes entreprises (3 milliards), la taxe sur les exilés fiscaux (0,5 milliard), la fiscalisation dans les conditions de droit commun des entreprises du secteur Internet (0,5 milliard), l’augmentation du rendement de la taxe sur les transactions financières dans le cadre de la directive européenne (3 milliards), la réduction de niches fiscales (1 milliard) et la lutte contre la fraude fiscale (1,5 milliard).

(Avec AP)