Selon Laurence Parisot, « certains patrons sont en état de quasi-panique ! »

« Certains patrons sont en état de quasi-panique », s’alarme Laurence Parisot, dans un long entretien que publie lundi « Le Figaro ». Pour la présidente du Medef, « la situation économique est gravissime »: « nous sommes passés d’un avis de tempête à un avis d’ouragan », dit-elle appelant à un « choc de compétitivité ». « D’un côté, le rythme des faillites s’est accéléré durant l’été et aucun secteur d’activités n’affiche de prévisions autres que pessimistes jusqu’à la fin de l’année. Et par ailleurs nous assistons à une défiance généralisée des investisseurs, résidents comme non résidents », s’inquiète Laurence Parisot.

Et la patronne des patrons de prévenir: « dans ce contexte qui devient réellement dramatique, chacun doit prendre la mesure de l’urgence des décisions ». Elle appelle ainsi à un « véritable sursaut, ce qu’on appelle un choc de compétitivité ». Son montant? « Trente milliards d’euros serait le minimum pour réduire l’écart avec l’Allemagne », précise-t-elle, assurant qu’il est « possible de financer une telle somme sans pénaliser le pouvoir d’achat des salariés ». La patronne du Medef précise que ce « choc doit être court et se produire sur deux ans, trois ans maximum ». Elle propose un système de « double hélice », qui permettrait de porter ce « choc », en baissant à la fois les charges patronales et des charges salariales tout en augmentant « légèrement » la CSG (Contribution sociale généralisée) et de la TVA hors produits de première nécessité.