Si la Grèce sort de l’euro : Le scénario catastrophe

Que se passerait-il si la Grèce quittait l’euro ? Depuis l’annonce de George Papandreou, les économistes ont sorti leurs calculatrices. Le résultat serait catastrophique.

Si la Grèce quittait l’Euro, ce serait un désastre économique et politique pour les Grecs mais supportable pour le reste de la zone Euro. Tout d’abord, ça prendrait du temps. Il faudrait un vote au parlement, recréer la monnaie, changer les distributeurs, les caisses, les logiciels informatiques. Bref, il faudrait attendre six mois voire un an mais c’est toujours possible.

Effet boule de neige.

Problème, pendant ce temps les Grecs se retrouveront coupés des aides européennes. Donc il faudrait raboter les salaires, les retraites et les services publics qui sont déjà misérables. Ceux qui ont de l’argent dans les banques ont le temps d’imaginer ce qui les attend. Donc, ils le retirent et le placent dans des banques étrangères. Du coup, les banques grecques font faillites.

Du côté des dettes, la Grèce ne rembourse plus aucun créancier. D’ou la mise en difficulté de tous les partenaires. En contrepartie, la Grèce ne trouve plus  personne à qui emprunter de l’argent ou pour investir. Pour continuer à commercer,  les prix baissent de 30% environ  mais les salaires aussi. La monnaie est donc dévaluée et les importations deviennent exorbitantes. C’est l’asphyxie garantie avec en bonus, des troubles sociaux et politiques.

L’Europe peu impactée.

Le scénario est complètement suicidaire pour la Grèce mais le reste de l’Europe lui économisera 100 milliards d’euros. Certes, la zone euro perd un marché mais il représente 2% de l’ensemble européen. C’est dérisoire. Pour la zone Euro, ce ne sera pas une catastrophe. Cependant, le précèdent grec peut être contagieux aux pays fragiles.

Pour conjurer ce risque, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel  ont très vite réagi pour restaurer la confiance : Recapitalisation des banques européennes et protection de l’Italie. Pour cette dernière, c’est la BCE qui est à la manœuvre. Elle rachète tous les jours des emprunts à risque pour calmer le marché. Mario Draghi fait ce que l’Allemagne a formellement refusé de pratiquer, ce que la France avait suggéré de faire.