Sommet de Bruxelles : 120 milliards pour la croissance

120 milliards d’euros, c’est le montant minimum du plan de soutien à la croissance qui sera acté pendant le sommet qui a commencé  jeudi à Bruxelles. C’était depuis la campagne présidentielle, un préalable de François Hollande pour aller plus loin dans la réforme d’une gouvernance européenne. Un préalable  au point de bloquer pendant des semaines la relation Franco–allemande.

Pour financer ce plan, on mobilisera les fonds structurels, la BEI et le produit d’une taxe sur les opérations financières pour doper la croissance des pays complètement asphyxiés par les plans d’austérité. C’est évidemment un succès politique pour le Président Français. Ceci dit au niveau économique, ça ne représente qu’un point de PIB, soit 4 milliards et demi d’euros par pays membre de la Communauté européenne. L’adoption de ce pacte de croissance permettra à la France de signer l’engagement de stabilité budgétaire. C’est-à-dire, d’accepter la fameuse règle d’or et toutes les procédures qui vont avec.

Cependant, tout n’est pas réglé. Plusieurs dossiers seront sur la table des négociations de ce sommet. Le premier concerne les mesures d’urgence pour venir en aide à l’Espagne, à l’Italie, à Chypre et à la Grèce : Qui va payer et combien ? Le deuxième dossier porte sur les mesures à mettre en œuvre pour protéger les banques de la zone euro. C’est de loin l’évolution la plus compliquée à initier notamment par la France. Pourquoi ? Parce qu’elle porte sur les mises à niveau de chaque pays avec des réformes structurelles et sur la mise en place d’une gouvernance plus intégrée sur le terrain politique. L’opinion publique n’y est pas préparée.