Sommet de Bruxelles : La grande réunion de famille que tout le monde attend

Avec le sommet de Bruxelles de dimanche, on va beaucoup dire et répéter ce weekend que le couple franco-allemand, la grande famille européenne et l’euro jouent leur avenir. C’est plutôt vrai, voici pourquoi.

A Bruxelles, tous les membres de la famille commencent à arriver pour la réunion de dimanche. François Baroin, Jean Claude Junker et même l’oncle d’Amérique qui en l’occurrence est une tante. Christine Lagarde. Le but trouver des accords pour sortir la zone euro de la crise.

Quels sont les points de désaccords ?

– On n’est pas d’accord sur le montant de la décote de la dette en Grèce. Quel pourcentage de la dette faut-il abandonner. Une vingtaine de pourcent comme seraient près à accepter les français ou 60% comme le demande les allemands ?

– On n’est pas d’accord sur les moyens de renforcer les banques. L’Allemagne dit que c’est aux États de financer leurs propres banques. La France qui a peur d’aggraver son endettement voudrait que ce soit le FESF.

– On n’est pas d’accord sur le rôle de ce fonds de soutien. La France souhaiterait le transformer en caisse de garantie pour les États fragiles afin d’éviter les faillites en cascade. Pour les Allemands, il n’en est pas question.

Tout cela est très technique. Mais la réalité, elle, est très politique.  Ce couple franco-allemand est marié sous le régime de la séparation. Chacun gère ses comptes. Donc on se dispute. D’autant qu’il y a des frais de copropriété qu’il faut payer. Les voisins de paliers sont moins riches, les cousins grecs sont à peine responsables. Mais pourtant l’immeuble existe.

La solidarité ça n’existe pas seulement en période de prospérité. Il faudrait donc revoir le contrat de copropriété et changer le contrat de mariage. L’idée, c’est que les comptes séparés risquent de nous mener à la catastrophe. Il faut donc urgemment avoir des comptes joints. Un nouveau code de bonne conduite. Les opinions publiques sont difficiles à convaincre. Surtout en Allemagne. On a trois ou quatre jours pour réussir l’impossible. Il n’y a pourtant pas d’autres solutions.