Sommet de Jeudi – X.Gandrille, Amplégest : « Un jour ou l’autre l’euro n’existera plus »

Jeudi, les membres de l’Euro groupe se réuniront pour mettre au point un second plan de sauvetage de la Grèce. Malgré le pas en avant de l’Allemagne, les marchés n’ont pas réussi à limiter les effets de contagion. Le sommet de jeudi sera donc crucial. Explications.


3 questions à Xavier Gandrille, Président d’Amplégest, société de gestion collective et privée.

Que faut-il attendre du sommet de jeudi ?

Il faut s’attendre à ce que les politiques calment les craintes des marchés. Mais ils n’ont pas une influence très forte. Les marchés veulent des solutions radicales. Le problème en ce moment, c’est un problème de solvabilité : qui doit payer pour la Grèce ? Ça va lui permettre de passer l’été mais pas plus. Depuis un an, on met la poussière sous le tapis.

Pourquoi dit-on que l’Allemagne joue un rôle particulier dans le dossier ?

Tout simplement parce que c’est 30% du PNB de la zone euro. C’est la seule économie qui ne se pose pas la question du déficit. Pourtant, Angela Merkel est coincée entre la nécessité de fédérer l’Europe et son opinion publique qui ne comprend pas cela, d’où ses réticences.

Quels sont les solutions pour régler le dossier ?

Que la Grèce sorte de l’euro est une des solutions. Mais je pense que la plus intelligente serait une forte dévaluation de l’euro. De toute façon, un jour ou l’autre soit l’euro n’existera plus, soit il faudra une zone euro optimale avec des budgets en commun. Que tout le monde contrôle tout le monde.

Photo : Jean-Claude Juncker qui présidera jeudi, le sommet de l’Eurogroupe.