Sommet européen : J-1 avant le branlebas de combat

L’Edito de Jean-Marc Sylvestre. A vingt-quatre heures du sommet européen, on assiste à une effervescence diplomatique et politique incroyable. La demande de réforme est très forte et le risque de déception l’est tout autant.

A quelques heures du sommet, tout le monde a peur d’une déception. Il y a déjà eu tellement de sommets qui ont accouché d’une souris, que l’on pourrait en ouvrir un musée. Tout le monde est donc très fébrile à Paris comme à Berlin. Cette fois, les européens ne peuvent pas se rater pour une raison très simple. L’Europe aujourd’hui est un immense continent de 300 millions de consommateurs que les investisseurs sont en train de déserter. Il n’y a plus d’argent sur le marché des liquidités ce qui veut dire pour payer les dettes et pour investir afin faire tourner les entreprises.

Pourquoi sommes-nous bloqués ?

Parce que les investisseurs n’ont plus confiance dans le système européen. C’est ça la réalité. Les agences de notations ne font que traduire cette réalité d’où l’effervescence des chefs d’états et de gouvernements pour trouver des solutions.

Ils savent que pour rétablir la confiance, ils doivent fabriquer une fusée à  trois étages. Le premier avec une modification de fonctionnement pour  plus de convergence.  Au deuxième étage, créer un organisme capable d’éteindre les incendies de spéculation. Les précédents sont morts, on réfléchît à un MSE (Mécanisme de Stabilité en Europe) qui pourrait emprunter de façon illimitée au FMI. Ce dernier pourrait emprunter à la BCE. Nos dettes seraient garanties par le reste du monde : Une usine à gaz. Au troisième étage, un plan de soutien à la croissance dans toute l’Europe afin de rester sur orbite et échapper à la récession.  Sinon la fusée retombe. Au final, il faut que Nicolas Sarkozy et Angela Merkel apportent la preuve qu’ils mettront en place cet embryon d’union européenne.  

Franchement, ou ils entrent dans l’histoire ou alors ils disparaissent avec les tonnes d’actifs toxiques que l’on a accumulés…et nous avec.