Sommet social : Ce n’est pas une réforme… c’est une révolution !

François Hollande a ouvert la conférence sociale lundi à Paris. Un exercice sur lequel tout le monde s’interroge. Pourtant, l’évènement s’inscrit dans un contexte très précis de la politique gouvernementale. Explications.

Le sommet social qui se tient à Paris lundi et mardi, suscite beaucoup de commentaires. En effet, l’ambition qui ressort du discours de François Hollande va beaucoup plus loin que ce qu’il racontait pendant la campagne. Le Président de la République part d’un diagnostic qui est la réalité, mais que les dirigeants politiques ont jusqu’à maintenant nié. Tout d’abord, il y a la dette. Pour la financer, on a besoin d’écouter ce que nous disent les financiers. François Hollande fait donc comprendre que la finance n’est plus l’ennemi n°1 à abattre mais celui avec lequel on va négocier. Le Président le dit, pour réduire la dette, il faut réduire les dépenses publiques. Le second constat, c’est notre défaut de compétitivité à cause du coût du travail. Ce discours là, est complètement nouveau à gauche. Si on améliore la compétitivité on fait repartir l’emploi. Le message est donc claire : Face au chômage, la seule réponse c’est l’innovation.

Tout cela annonce un immense changement qui ne sera possible uniquement s’il est accompagné par les partenaires sociaux. A l’instar de pays comme l’Allemagne. D’où l’idée de ce sommet social, d’où l’idée d’inscrire la négociation sociale dans la constitution. Le choc de compétitivité doit donner de la marge aux entreprises, les réductions de dépenses publiques doivent donner de la liberté et les moyens d’investir. François Hollande veut remplacer la culture du conflit social par celle du compromis. S’il réussit cela, la France aura bien changé. M. le Président, ce que vous promettez ce n’est pas une réforme, c’est une révolution.

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