Sommet : Une nouvelle Europe sans la Grande Bretagne

A l’issue du sommet européen de Bruxelles, ce sont 26 pays qui vont rejoindre l’accord de la zone euro proposé par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel.

Clap de fin sur Bruxelles. Tous les pays de l’UE à la seule exception du Royaume-Uni pourraient donc rejoindre l’accord de renforcement de la discipline budgétaire proposé par la France et l’Allemagne pour stabiliser la zone euro. D’autres pays vont consulter leur parlement : La Bulgarie, le Danemark, la Hongrie, la République Tchèque, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne, la Roumanie et la Suède. Mais la plupart viendront car ils sont candidats à l’euro.

Que dit ce nouveau pacte ?

Ce pacte organise la convergence budgétaire, c’est-à-dire qu’il oblige tous les pays à faire valider leurs choix budgétaires et fiscaux, à respecter la règle d’or et à contribuer à l’harmonisation fiscale.

Si les engagements pris ne sont pas respectés, il y aura des sanctions automatiques. Cette discipline correspond à la demande des marchés. Elle correspond aussi à la demande de la BCE qui a toujours attendu que les gouvernements prennent leurs responsabilités. Si cette discipline budgétaire est respectée, tout le monde s’attend à ce que la BCE soit beaucoup plus souple dans son action quotidienne.

Pourquoi la Grande-Bretagne reste en dehors ?

Ce n’est absolument pas une surprise. L’accord signé à Bruxelles impose une discipline budgétaire, une régulation financière et fiscale. Cet accord va d’ailleurs contribuer à harmoniser les fiscalités. Or, la performance de l’économie britannique dépend du dynamisme de son industrie financière. Londres a attiré les capitaux du monde entier et les meilleurs spécialistes parce que la fiscalité est douce et les règles sont très laxistes. On ne pouvait donc pas demander à David Cameron qu’il suicide son industrie financière. La Grande-Bretagne était une île et va le rester.

Qu’en pensent les marchés ?

Les agences de notation et les marchés ne s’y sont pas trompés. Les financiers et les investisseurs sont restés très prudents aujourd’hui. Toutefois ils considèrent tous que la zone euro a fait une avancée très spectaculaire.