Sur la scène de Bruxelles, le spectacle d’un François Hollande humilié et inaudible

Dîner informel mardi soir à Bruxelles des 28 chefs d’État et de gouvernement après les élections européennes. François Hollande s’est retrouvé bien seul. Seul à demander de l’aide et de la souplesse, sans rien n’apporter d’autre que de vagues promesses. Seul contre tous les autres qui l’ont à peine écouté.

Dîner informel mardi soir à Bruxelles des 28 chefs d’État et de gouvernement après les élections européennes. François Hollande s’est retrouvé bien seul. Seul à demander de l’aide et de la souplesse, sans rien n’apporter d’autre que de vagues promesses. Seul contre tous les autres qui l’ont à peine écouté.

François Hollande est arrivé à Bruxelles en disant qu’il allait demander à l’Europe de tenir compte de ce qui s’est passé en France dimanche. Il a donc exposé la situation française. Il a expliqué que si la France a laissé autant de place à l’extrême droite populiste et anti-européenne, c’est que l’Europe ne fonctionnait pas et que son règlement intérieur imposait des normes financières beaucoup trop sévères, il a aussi expliqué que la France avait promis de faire des réformes structurelles et que dans ces conditions, elle souhaitait  qu’on la ménage et qu’on lui donne du temps. Peine perdue !

Sans aucune surprise, François Hollande a parlé très peu. Normal, ils étaient 28 à vouloir prendre la parole, soit 4 minutes chacun.

Plus grave encore, son discours a été complètement inaudible, et personne ne l’a cru. Comment croire un chef d’État  qui dit depuis des années qu’il veut que l’Europe change alors que la France est incapable de s’adapter à la modernité ?

L’humiliation est venue d’Angela Merkel, quand elle a expliqué qu’il fallait répondre au vote d’extrême-droite , mais que le seul moyen d’être entendu, c’était de faire de la compétitivité, de la croissance et de la richesse . Ajoutant que « cette réponse était valable pour tous, y compris les Français. »

François Hollande s’est comporté comme ces alcooliques qui essaient de lutter mais qui demandent toujours un petit verre de plus pour pouvoir se battre. A Bruxelles la France a encore demandé qu’on l’aide, mais personne n’a répondu.

D’ailleurs, très logiquement, les Européens sont passés à l’essentiel, et l’essentiel pour tout le monde était de réfléchir aux institutions et de préparer les nominations des organes dirigeants, le président de la Commission, les commissaires, le président et les dirigeants de l’assemblée européenne, les groupes, les dirigeants de la zone euro,  etc.

Jamais la France n’aura eu si peu d’influence. Aussi peu d’autorité. Pour avoir de l’influence, il faut être irréprochable et très solide. Mais pour être solide, il faut beaucoup de courage.  La France aujourd’hui n’a ni solidité, ni courage. Et elle est loin d’être irréprochable.

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