Sur le front de l’éco, l’été sera chaud

Dans quelques jours pour les uns ou quelques semaines pour les autres c’est les vacances. Avant de partir, petit bilan de ce qui peut se passer dans les prochaines semaines sur le front économique.

La météo pour les trois mois à venir est mauvaise. En cause, deux séries de risques. Le premier risque, et le plus grave, c’est celui d’une désagrégation de la zone euro. Les mécanismes de stabilisation mis au point au dernier sommet de Bruxelles ne sont pas mis en œuvre. Les casernes de pompiers existent mais ils n’ont pas les véhicules et les moyens pour intervenir rapidement. La spéculation le sait. Elle va essayer d’en jouer au mois d’août. D’autant que la situation est très fragile en Grèce où tout le monde a perdu patience parce qu’aucune des réformes demandées n’a été mise en route. La situation est aussi fragile en Italie et en Espagne. A Rome, Mario Monti a fait une demande d’intervention pour éviter un départ de feu. A Madrid, les conditions mises pour le sauvetage des banques ne sont pas acceptées par les Espagnols.

Le deuxième risque, c’est celui d’une panne de croissance au 2ème semestre 2012. Les politiques restrictives vident les ressorts qui pourraient faire repartir la machine. Le risque est aussi social : la panne de croissance multiplie les plans sociaux ce qui va devenir rapidement insupportable. Il faudra donc être particulièrement vigilant au mois d’août. Chaque gouvernement européen ne peut rien faire seul. L’unique solution passe par un accord politique au niveau de la zone Euro pour mettre en place, très vite un ministère de l’économie commun. Les européens n’ont pas d’autre choix que de partager les souverainetés.

Cet été, l’économie va tout piloter : la vie quotidienne et la politique. Les pouvoirs politiques ont appris à leurs dépens qu’ils ne pouvaient pas s’exonérer de la réalité.