Surprise, Henri Proglio quitte finalement EDF, Jean-Bernard Lévy le remplace

Henri Proglio était donné comme reconduit à la tête d’EDF. Problème, l’Élysée et Bercy ont laissé filtrer, dès mardi soir, l’information selon laquelle il serait remplacé. Ce matin le mystère s’éclaircit : c’est Jean-Bernard Lévy qui le remplace.

Henri Proglio était donné comme reconduit à la tête d’EDF. Problème, l’Élysée et Bercy ont laissé filtrer, dès mardi soir, l’information selon laquelle il serait remplacé. Ce matin le mystère s’éclaircit : c’est Jean-Bernard Lévy qui le remplace.

C’est le dossier dont on a parlé le plus depuis 24 heures dans les antichambres des grandes entreprises. Qui pour remplacer Henri Proglio à la présidence d’EDF ? Jusqu’à hier soir, tout Paris était convaincu que Proglio serait prolongé au moins deux ans. Il y avait bien des prétendants et des spéculations mais le réseau personnel, les soutiens politiques de gauche, Matignon, Bercy et même Ségolène Royal, qui s’en était fait un allié dans la gestion de la transition énergétique, donnaient gagnant l’actuel patron dans la course à la présidence.

Et puis, hier soir, son étoile aurait palie. Pourquoi ? Personne ne le sait. Certains expliquent que l’Elysée en ferait un marqueur de son autorité contre Manuel Valls et Emmanuel Macron, qui gèrent ce dossier. D’autres expliquent que c’est Ségolène Royal qui aurait demandé sa tête pour calmer les écologistes et pouvoir faire passer sa loi en contrepartie. D’autres enfin, pensent qu’à Bercy on a une autre solution : plus jeune et très étonnante.

L’autre solution, personne ne la connaissait. Tous les noms qui ont circulé, comme ceux de Laurence Parisot, d’Anne Lauvergeon seraient hors concours. Le futur président serait déjà un grand chef d’entreprise, un industriel, pouvait-on entedre dans les dîners hier soir. Le mystère est levé : Jean-Bernard Lévy, patron de Thalès, ancien dirigeant de Vivendi devrait prendre ses fonctions jeudi indique les Échos.

En attendant, bonjour les coups bas, les intrigues et bonjour l’ambiance parmi le personnel et les concurrents.

Chez Suez, on ne se marre pas puisque le pouvoir a pris Gérard Mestrallet dans son collimateur. Chez Areva, on pense que ça ne peut être que mieux au vue de leur relations avec EDF. Chez Alstom, on n’est pas mécontent de s’éloigner de ce qui ressemble de plus en plus au triangle des Bermudes. La France ne s’en sortira jamais de ces liaisons dangereuses entre l’État et les entreprises.

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