Un petit vent de nationalisme industriel en Europe

C’est sans doute un effet de la crise. Ce n’est pas du protectionnisme mais partout, un retour à une préférence nationale chez le consommateur. C’est le cas en Allemagne, où les allemands ont toujours donné la priorité aux produits allemands. Les voitures par exemple, ont toujours eu une image très forte, ce qui participe à la « puissance » allemande.

Mais c’est vrai aussi en Italie où se développent des campagnes anti-françaises. Les Italiens sont vent debout contre le français Lactalis qui vient de mettre un pied dans le géant de l’agroalimentaire Parmalat.

-Ils sont vent debout contre LVMH qui a racheté Bulgari

-Ils sont vent debout contre Bolloré qui convoite Generali

-Ils sont vent debout contre Groupama qui a des ambitions de s’installer dans la péninsule.

On retrouve cette tendance en Espagne, au Portugal et même en Angleterre qui étudie des procédures anti-OPA pour contrer des ambitions américaines sur Cadbury par exemple. Ne parlons pas de la campagne de publicité internationale que va s’offrir la Grande-Bretagne avec le mariage de son prince.

En France, le coq gaulois n’est jamais très loin. Pour les entreprise, la mode est à la communication écolo ou bio et à la proximité. Regardez, par exemple, les nouvelles campagnes des banques, le Crédit-Agricole et surtout la Société Générale…C’est frappant de voir ces banques qui vont s’occuper de nous, de nos problèmes et non pas de ce qui se passe aux quatre coins du monde. Encore un exemple : Whirpool, vous connaissez, ils sortent un lave vaisselle made in France…et ils communiquent sur « le made in France ».

Il ne faut pas exagérer non plus, parce qu’au moment même où les européens viennent de se mettre d’accord sur un mécanisme de solidarité exceptionnel pour protéger l’euro avec 700 milliards de capital, on se replie un peu sur soi…mais on reste assuré auprès de Bruxelles !