Un quinquennat avec le chômage

Les chiffres du chômage de mars sont tombés : 2,8 millions de chômeurs, une augmentation de 0,6%.

Mais comment aurait-il pu s’améliorer alors qu’il n’y a pas de croissance. Les chiffres du chômage en mars terminent un quinquennat qui restera marqué par la crise qui a provoqué l’effondrement du marché de l’emploi. Quand Nicolas Sarkozy arrive au pouvoir en 2007, le marché de l’emploi sort d’une longue période noire. En mars 2007, il y a 8,7% de chômage. Nicolas Sarkozy promet d’entrer dans une dynamique de  progrès. Et c’est vrai, six mois plus tard on est passé à 7%. A ce moment là, tout semble possible. Malheureusement, fin septembre  c’est la catastrophe de Lehmann Brothers qui provoque une crise économique d’une rare gravité. L’emploi plonge et le chômage explose à nouveau. En novembre 2009, nous sommes à 10%.

Entre novembre 2009 et aujourd’hui, le gouvernement réussira à limiter le chômage aux alentours de 10%, alors que pendant ce temps, l’Espagne s’écroule littéralement avec un chômage supérieur à 25%. De son côté, l’Allemagne sauve les meubles. Son chômage tombe de 7,9 % à 5,5 %. Pourquoi ? Parce que pendant que la France arrose le marché de l’emploi par un traitement social onéreux, l’Allemagne entame des reformes de flexibilité du travail et de compétitivité qui vont booster ses entreprises. Aujourd’hui, la France se retrouve avec un système infernal qui fonctionne avec un seul carburant : Celui de la consommation de produits qui sont fabriqués à l extérieur. Cette consommation est en grande partie payée par des revenus de redistributions, lesquels sont financés par de la dette. L’endettement va devenir insupportable et le chômage invivable.