Valls persiste et signe sur son virage social libéral

Lors de son discours de politique générale devant les députés, Manuel Valls a assumé pleinement son virage social libéral. Normal, il n’a plus rien à perdre.

Lors de son discours de politique générale devant les députés, Manuel Valls a assumé pleinement son virage social libéral. Normal, il n’a plus rien à perdre.

Manuel Valls et François Hollande n’ont plus rien à perdre. La politique qu’ils ont mené jusqu’à maintenant a échoué, les sondages les donnent  perdant dans tous les cas possibles. La seule issue, c’est d’obtenir des résultats en terme d’activité et d’emploi.

Et pour espérer obtenir des résultats, le Premier ministre opte délibérément pour une politique pro-business afin de rassurer les entrepreneurs, les investisseurs et les innovateurs. Bref, tous ceux qui créent des richesses et par conséquent génèrent des emplois.

Manuel Valls persiste et signe sur une ligne qui conduit directement à une meilleure compétitivité. Manuel Valls persiste et signe à protéger les chefs d’entreprise. Manuel Valls persiste et signe à entrer sur le marché mondial et à affronter la concurrence.

IFrame
Le discours de confiance à l’Assemblée hier après-midi n’était pas fondamentalement différent de celui qu’il avait prononcé au Medef. Il a besoin des entreprises parce que c’est dans l’entreprise que se créent les emplois. Pour le Premier ministre, il n’y a donc plus de mots tabous, plus de freins. Il n’y plus qu’une réalité dont il faut tenir compte et à laquelle il faut se plier.

Les socialistes avaient l’ambition de changer le monde, Manuel Valls propose aux socialistes de changer eux-mêmes à l’épreuve des faits. Quoi qu’il arrive à Manuel Valls, la gauche française se souviendra plus tard qu’elle a parmi ses rangs un homme capable d’affronter la modernité. Mais ça c’est pour beaucoup plus tard.

Aujourd’hui, ce gouvernement que le Premier ministre conduit sur la droite n’a plus qu’une majorité étriquée. Pas courageux les députés de gauche, ils ont des électeurs qui eux n’ont pas évolué aussi vite et fort. Sans majorité, comment gouverner sauf à tortiller les faits et les chiffres.

Manuel Valls maintient son cap social libéral mais n’aura pas assez de supporters pour mettre en œuvre cette politique de redressement. Pour calmer les esprits, il consent à projeter des mesures de gauche mais il n’a pas d’argent pour les financer.  Manuel Valls a donné le coup de grâce à la politique fondée sur la redistribution, mais en même temps il a condamné François Hollande. Lui, il a beaucoup plus de temps pour se redresser dans les sondages.

Si Manuel Valls n’a pas gagné, il a forcément investi pour l’avenir. Autrefois on aurait dit qu’il joue à « Qui perd gagne ».

Loading comments...