Zone euro : La confiance au plus bas depuis trois ans

L’indice de confiance des chefs d’entreprises et des consommateurs de la zone euro a atteint en juillet son plus bas niveau en près de trois ans, faisant craindre une aggravation de la récession. Publié par la Commission européenne, cet indice s’est inscrit à 87,9 points, soit une baisse de 2 points par rapport au mois précédent.

Il s’agit de son quatrième mois consécutif de baisse. Dans l’ensemble de l’Union européenne, l’indice s’est un peu moins replié (-1,4 point), à 89 points. « La détérioration du sentiment semble confirmer que la zone euro se dirige vers une récession plus profonde », souligne Jennifer McKeown, de Capital Economics. Les analystes tablaient sur un indice à 88,9 points.

« Tant que les consommateurs et les entrepreneurs mettront en doute la solidité de l’Union monétaire, il y a peu de chances que la situation s’inverse avant longtemps. L’indice ne fait qu’augmenter la pression sur les responsables européens pour agir fermement et redresser la situation dans la zone euro », estime Peter Vanden Houte, analyste pour la banque néerlandaise ING. La chute de l’indicateur a été provoquée par la baisse de la confiance dans l’industrie (-2,2 points) et parmi les consommateurs (-1,7), qui craignent la montée du chômage et une nouvelle dégradation de l’économie.

Seuls secteurs relativement épargnés la vente de détail (-0,6 point) et la construction (-0,3), où la baisse de la confiance a été plus limitée. Parmi les pays de la zone euro, l’indice s’est fortement dégradé en Allemagne (-3,7 points), en France (-2,3) et en Espagne (-1,4). En revanche, il s’est amélioré en Italie (+1,3 point) et aux Pays-Bas (+0,6).

Dans une interview au quotidien français Le Figaro mise en ligne dimanche soir, M. Juncker a déclaré que la zone euro était prête à agir de concert avec la Banque centrale européenne (BCE) et à activer le Fonds européen de secours (FESF) pour lui permettre de racheter de la dette d’Etat sur les marchés, ce qui serait une première. De son côté, la BCE avait laissé entendre la semaine passée qu’elle allait rouvrir son programme de rachat de dette souveraine, mis en sommeil depuis la mi-mars.

(Avec AFP)